Article / top-chrono - le, 30/01/2016

Morgan Bourc’his, deux secondes trop loin

Sport - Apnée | Championnats du monde 2015

Interview de Morgan Bourc’his donnée le 15 octobre 2015, ce dernier nous raconte sa saison 2015 avec l’incroyable enchainement d’évènements qui se sont déroulés aux championnats de monde de Chypre.

Ultra Mag avait interviewé Morgan Bourc’his en novembre 2014, l’occasion pour nous de revenir sur sa saison 2014 avec notamment une préparation en caisson hyperbare avec le professeur Mathieu Coulange à l’hopital Sainte Marguerite de Marseille. Nous avions aussi évoqué l’année 2015 à venir avec l’objectif majeur du championnat du monde de Chypre où il remettait son titre de champion du monde d’apnée en poids constant sans palme.

Morgan à Marseille

Ultramag : Bonjour Morgan, comment s’est passé la période d’entrainement entre novembre 2014 et la tenue des championnats du monde AIDA à Chypre (septembre 2015) ?

Morgan Bourc’his : Bonjour, eh bien déjà en 2015 il y a eu un gros changement d’un point de vue professionnel puisque je suis passé professionnel à temps complet. En 2014, j’étais semi professionnel, j’avais déjà entamé une première transition car à la base je suis professeur d’EPS en milieu spécialisé. Je m’occupais d’enfants et adolescents qui ont des troubles du comportement, grâce à de nombreuses sollicitations qui m’ont apporté un revenu supplémentaire, j'ai pu faire ce premier pas (ndlr, passer semi professionnel) pour me libérer du temps, afin de plus m’entrainer et récupérer.

En 2015, les sollicitations se sont accélérées, je m’y suis mis à temps complet auprès de mon employeur qui me suit depuis de nombreuses années et qui a complètement accepté de me voir vivre de ma passion. Ce passage à vers le professionnalisme en 2015 m’a permis de me préparer avec un sérieux et un suivi que je n’avais jamais eu jusqu’à présent.

La saison 2015 a commencé au mois de mars avec un stage au centre national d’entrainement en altitude à Font Romeu durant 10 jours à raison de 4 à 5 entrainements quotidien avec un groupe d’apnéiste de Marseille. Au mois de mai, j’ai poursuivi mon entrainement avec un séjour en mer en Égypte et j’ai rencontreé Andréa Zuccari le grand spécialiste de la compensation profonde (c’est-à-dire rééquilibrage des oreilles lorsque l’on descend à grande profondeur, tout le monde peut ressentir cette douleur dans les oreilles quand on descend de quelques mètres dans une piscine, c’est la pression de l’eau qui appuie sur les tympans)

marque

Morgan à Kalamata

UM : Même toi un spécialiste de la discipline, as-tu encore besoin d’apprendre à ce niveau là ?

MB : Disons que la technique que j’ai travaillée avec lui, je la connaissais mais je ne la maitrisais pas à 100%. Cette rencontre m’a permis d’approfondir sans jeu de mot (rires) cette technique et de comprendre ce qui se passait de manière anatomique dans toute cette zone ORL qui est très complexe car faite de clapets anatomiques : glotte, épiglotte, le palais mou à l’arrière de la gorge. Ce dernier permet de boucher certaines zones, c’est toute une gymnastique de comprendre tous ces mécanismes de valves, de compartiments et de jeu de pression lorsqu’on descend en profondeur. Bien maitriser cette technique amène des possibilités énormes. Ce stage m’a beaucoup appris et il me reste encore beaucoup à apprendre car elle ne s’apprivoise pas en quelques mois. C’est une source de travail mais aussi l’occasion pour moi de diffuser ce savoir à mes stagiaires et aux membres du club de Marseille.

UM : Est-ce une technique réservée aux grandes profondeurs ou peut on l’utiliser près de la surface ?

MB : Effectivement il y a certaines techniques qu’il n’est pas nécessaire d’employer ne serait ce qu’à 20 – 30 - 40 m de profondeur ce qui est déjà énorme pour la majorité des gens. La technique que j’ai apprise est destinée au-delà des 100 m, mais il n’empêche qu’effectuer ce stage auprès d’Andréa Zuccari, nous avons travaillé aussi sur les techniques intermédiaires qui permettent de descendre à plusieurs dizaines de mètres de profondeur. Ce qui est largement suffisant pour les stages que je fais avec les débutants.

Kalamata, des conditions idéales et vraiment très stables : une eau à 29°C, aucun courant ni de vagues

Le stage en Égypte même s’il fut très technique, a été le commencement de ma préparation physique, j’ai pu répéter les profondeurs intermédiaires en poids constant sans palmes (à la brasse). Puis l’entrainement s’est poursuivi entre Marseille et Nice qui a l’avantage d’avoir des conditions d’entrainement un peu meilleures avec moins de vent, de courants, de vagues , plus d’eau chaude en surface un peu plus tôt dans la saison.

J’ai continué avec un second voyage fin juillet début aout avec notamment Guillaume Néry, voyage placé un peu sous le signe des vacances mais avec une partie entrainement puisque nous étions à Kalamata, là où je fus couronné champion du monde en 2013 et Guillaume en 2011 (dans la catégorie en poids constant avec palmes). Bref, un endroit chargé de bonnes vibrations pour nous ! Un gros pic de progression un bon mois avant l’échéance de septembre, et qui m’a permis de travailler dans des conditions idéales et vraiment très stables : une eau à 29°C, aucun courant ni de vagues, une organisation qui nous est dédiée. Alors qu’en France, à Marseille on doit s’occuper de nous certes mais aussi de l’organisation des sorties car nous sommes moteurs dans nos clubs respectifs (sécurité, programme d’entrainement etc.). À Kalamata, nous avions une organisation qui nous permettait de n’avoir qu’à se concentrer à 100% sur notre performance. Ce qui apporte une sérénité à des entrainements qui commencent à être de plus en plus profond.

UM : Est-ce à ce moment là que tu commences à avoir en tête une idée de marque (ndlr, performance à annoncer à l’avance lors d’une compétition)

Un entrainement nouveau pour moi en alternant un entrainement dans les profondeurs et un autre à la surface sur ergocycle en respirant un mélange hypoxique ou normoxique

MB : On commence effectivement à avoir une idée de la marque, de se rendre compte si l’entrainement est pertinent ou non. Ce séjour s’est très bien passé, j’ai pu faire une première étape dans ma progression et d’être au-delà des 80 m en poids constant sans palmes. Un séjour où l’on a pu amener nos compagnes car l’entrainement mange sur notre vie privée. C’était très bien d’allier les deux cotés entrainement et vacances, cela nous a fait un bien fou à tous. L’été fut l’occasion de faire un gros travail sur l’apnée à sec sur ergocycle (vélo et rameur) toujours en collaboration avec le centre hyperbare de Sainte Marguerite de Mathieu Coulange et le physiologiste Fabrice Joulia.

En condition normobare (pression atmosphérique normale) mais toujours avec des bouteilles de plongée remplies d’un mélange hypoxique d’un air appauvri en oxygène à 14% (au lieu de 21%), j’ai pu m’entrainer de façon plus intense qu’en caisson hyperbare. Juillet – aout a constitué un entrainement nouveau pour moi en alternant un entrainement dans les profondeurs et un autre à la surface sur ergocycle en respirant un mélange hypoxique ou normoxique. Je montais quotidiennement tous les jours sur l’ergocycle, ce n’était pas 3 ou 4 heures mais c’était des sollicitations intenses qui oscillaient entre 1h et 1h30. Je ressentais vraiment les effets de cet entrainement sous l’eau, c’était très intéressant. C’est un chemin, une voie à poursuivre sur les années futures, l’organisme s’adapte sans forcément aller dans l’eau.

kalamata plongée

UM : Il y aura-t-il une publication scientifique sur ton protocole ?

MB : On a fait cela en comité restreint, et même si j’ai eu un suivi sanguin pour constater les adaptations notamment en terme de viscosité du sang, et d’autres paramètres tels l’hématocrite etc. afin de ne pas dépasser certains seuils, il n’y aura pas de publications.

UM : À la sortie de l’été et juste avant les championnats du monde à Chypre, il semblerait que tu as pu avoir une préparation optimale comme prévue ?

j’étais prêt et affuté

MB : Comme je n’ai jamais pu le faire puisque c’est la première année que je suis professionnel, même si j’ai eu beaucoup de sollicitations médiatiques avec énormément de parutions entre juillet aout et septembre (une dizaine de média, télé, journaux, web). C’était très intéressant pour la lisibilité mais cela demandait du temps. Cependant être à temps complet m’a permis de m’entrainer comme jamais. Lorsque je suis arrivé à Chypre je me sentais prêt. Les premiers entrainements et les premiers résultats de la précompétition (évènement officiel de la compétition qui permet aux athlètes et aux organisateurs de répéter leur gamme avant l’échéance) ont démontré que j’étais prêt et affuté.

UM : Dès lors tu annonces une marque à 90 m…

MB : C’est exact, marque que je valide de belle manière le 8 septembre lors de cette compétition de réglage on va dire. En 2013 j’avais déjà fait un record de France à 89 m avant les championnats du monde (Kalamata), mais j’étais limite je n’aurais pas fait un mètre de plus. Contrairement à Chypre là j’étais dans une plongée engagée certes mais en pleine maitrise, je savais que je n’étais pas à ma limite. C’était vraiment très encourageant.

morgan et guillaume

Gullaume Néry et Morgan Bourc'his

UM : À ce moment précis, connais tu les marques de tes principaux concurrents ?

MB : Non, je sais malgré tout qu’en réussissant ces 90 m je me place à un niveau qui me place largement sur le podium mondial. Cela met une grosse pression sur les autres, c’est sûr oui.

On sent dès le premier jour que l’organisation n’est pas prête.

UM : On a suivi cela avec intérêt chez Ultramag, on a été assez choqué par l’accident arrivé à ton pote Guillaume Néry*, dèjà beaucoup de chose ont été dites à ce sujet, on ne va pas y revenir, mais on aimerait bien savoir quelles ont été les conséquences sur ta préparation ?

MB : C’était le dernier jour de cette compétition de préparation où il y a eu une erreur gravissime de l’organisateur et du jury. Pour revenir dessus c’était un évènement malheureux de plus dans l’organisation générale puisqu’il y avait une accumulation de choses qui n’allaient pas.

UM : C’est-à-dire ?

MB : Dans la logistique générale, sur le mécanisme de contrepoids qui était situé trop près des lignes qui au lieu d’être un élément de sécurité devenait un danger supplémentaire potentiel pour les apnéistes. Car trop proche des lignes sur lesquelles l’apnéiste s’appuie. Si le contrepoids venait à se déclencher en cas d’urgence, étant trop proche de la ligne il pouvait heurter l’apnéiste entrain de remonter en catastrophe. C’est un exemple. Il y a aussi le fait de vouloir faire partir sur les trois lignes officielles les trois apnéistes simultanément lors de la compétition, or si les apnéistes peuvent déclencher leur sondeur en cas de problème, étant en même temps en profondeur le sondeur n’aurait pas pu dire sur quelle ligne un apnéiste a déclenché l’alerte. Ce n’est pas judicieux, car du coup quel contrepoids balancer ? Quelle intervention à réaliser car on n’aurait pas su dire sur le sondeur si c’est le plongeur a, b ou c.

On sent dès le premier jour que l’organisation n’est pas prête. C’est le fait que sur certaines plongées engagées on doit avoir une bouteille d’oxygène à 6 m pour effectuer un palier de récupération après la remontée, car on s’est aperçu que même en apnée on peut faire des accidents de décompression sur des plongées très profondes. Les raisons sont multifactorielles : le froid, la déshydratation..cela arrive très rarement. Lors d’une des plongées de Guillaume cette bouteille d’oxygène n’était pas prête. Aussi lors d’un entrainement, Guillaume a du rebrousser chemin lors d’une descente car le mouillage d’un bateau officiel croisait sa ligne. L’organisation était de bonne volonté mais il y avait un manque flagrant de sérieux pour un évènement comme les championnats du monde. L’accident de Guillaume arrive dans un contexte où l’on a un certain nombre de problèmes.

à un certain niveau d’exigence on sait qu’il faut dépasser le cap de l’amateurisme pour toutes les questions de sécurité spécialement.

UM : L’équipe organisatrice n’avait pas l’habitude d’organiser des évènements de cette importance ?

MB : C’est comme dans les autres sports on désigne une ville et un groupe d’organisateur pour les prochains jeux olympiques par exemple. C’est la fédération internationale qui décide, et c’est un centre d’apnée de Chypre qui a une certaine expérience depuis plusieurs années, qui organise des stages de formation et des compétitions. On s’aperçoit là que malgré tout même à haut niveau notre activité reste toujours très amateur. Probablement que le cahier des charges pour organiser un tel évènement est trop léger. L’AIDA est à l’origine du sport depuis des années, mais il tourne toujours avec des bénévoles, et c’est ce qui fait la richesse et l’investissement dans notre sport, mais malheureusement à un certain niveau d’exigence on sait qu’il faut dépasser le cap de l’amateurisme (attention on peut être amateur et très exigeant je précise) pour toutes les questions de sécurité spécialement.

guillaume Nery

Guillaume Nery

UM : Suite à l’accident de Guillaume, on a su que les athlètes ont provoqué une réunion de crise avec l’organisateur pour remédier aux manquements constatés depuis le début de la semaine, comment as-tu pu gérer à la fois ta préparation physique, mentale et devoir exiger de l’organisation une solution pour que la sécurité des athlètes soit mieux assurée ?

Cette erreur de 10 mètre inacceptable et inexcusable à un tel niveau

MB : Eh bien j’ai…difficilement géré puisque malheureusement sur les championnats du monde je ne valide pas ma performance (ndlr, marque annoncée à 90 m). Il y a plusieurs niveaux en cause : Guillaume, d’un point de vue personnel, commence à appréhender difficilement l’apnée en termes de record, de performance. La veille de ses 126 m, son avant dernière plongée qu’il a réussie. Ça a été très compliqué pour lui de gérer toute cette pression qui monte au fur et à mesure. Il a passé une très mauvaise nuit, j’étais son compagnon de chambrée sur ce championnat et il m’a confié son appréhension voire son angoisse. J’ai donc fait un peu éponge aussi sur ses états d’âmes, il était au plus mal. Depuis plusieurs mois, il me laissait entendre que cette compétition était probablement la dernière. Même s’il adore la recherche de la performance et des records cela lui demande trop d’un point de vue émotionnel.

Donc d’un coté il y a la gestion d’un pote et de l’autre, avec un groupe d’athlètes influents, l’entrée en contact avec les organisateurs et la fédération internationale afin d’exiger un changement en matière d’organisation et de sécurité. Ça c’est de l’énergie très importante dépensée alors qu’elle ne doit pas l’être. Lorsqu’on est en championnat on doit se concentrer sur sa performance et sur sa préparation effectivement.

Cette erreur de 10 mètre inacceptable et inexcusable à un tel niveau le dernier jour de la précompétition, lors de la validation d’un record du monde, ça ne devrait pas exister, on n’a pas le droit.

 

UM : Dans ce maelström as-tu réussi à t’isoler avec une méthode de préparation mentale, ou as-tu été balotté malgré toi?

j’étais dans un état de stress comme je n’avais jamais été jusqu’à présent.

MB : J’ai été balotté malgré moi, je n’ai pas réussi à m’extraire de ce climat alors que c’est une chose que j’ai l’habitude de faire. Cette fois ci, touché je pense parce qui est arrivé à mon grand ami Guillaume, je n’ai pas réussi à avoir du recul par rapport à tout cela. Je savais que je perdais de l’énergie, je le sentais mais je ne l’ai pas accepté. Lors de l’annonce de la performance en poids constant sans poids (ndlr, de la marque à atteindre) la veille le 13 septembre pour le 14, jour du début du championnat, j’annonce malgré tout 90 m. Parce que je l’avais fait une fois de belle manière. Je me suis entrainé pour cela, c’était le gros objectif et je sais que cela serait une grosse performance qui m’assure le podium sans problème, voire encore la médaille d’or. Je ne réalise pas qu’il aurait été souhaitable que j’annonce 88, 87 m voire 86 m étant donné mon état psychologique. Donc je suis allé un peu droit dans le mur. Quand je découvre les autres annonces, notamment celle de William Trubridge de 94 m que je savais irréalisable puisque, présent à ses entrainements, il était très incertain et irréguliers sur ces profondeurs là. Le russe Alexey Molchanov annonce 85 m, je savais qu’il allait être champion du monde car j’avais une trop grande pression sur cette performance à 90 m annoncée, j’étais dans un état de stress comme je n’avais jamais été jusqu’à présent. Donc c’était assez terrible cette journée de compétition.

Deux secondes de trop parce que trop entamé par l’apnée

UM : Et pourtant lors de ta plongée, à deux secondes près, tu as failli réussir ta performance ?

MB : Oui, j’y suis quand même allé, je suis descendu à 90 m, j’ai pris la plaquette, je suis remonté mais un peu trop marqué par l’apnée et au lieu de faire le protocole de sortie en 15 secondes je mets 17 secondes (ndlr, après la sortie de l'eau l'athlète a 15 secondes pour effectuer le Protocole de Surface : Enlever tous les équipements faciaux (masque, lunettes et pince-nez).  Faire 1 signe OK visible au juge. Faire 1 signe OK verbal au juge en disant "I am OK" ou "I'm OK". ) Deux secondes de trop parce que trop entamé par l’apnée, je n’ai pas de syncope ou quoi que ce soit, j’ai simplement besoin trop de temps pour récupérer, ma performance n’est pas validée. Il aurait été plus sage de tourner avant, peut être à 88 m et avoir quelques points de pénalité qui m’auraient quand même valu de validé une performance. J’aurais fini deuxième avec au moins un résultat sur ces championnats du monde. Mais avec tous ces évènements extérieurs je n’avais plus de lucidité pour être assez clairvoyant sur la marche à suivre. Je n’avais plus le niveau que j’avais le 8 septembre, non pas que ma forme physique n’était plus là, on ne perd pas ainsi ses capacités en moins d’une semaine, mais miné psychologiquement que j’étais par tous ces évènements.

UM : Comment se déroule la suite de ta saison ?

MB : Je reviens malgré tout avec la meilleure performance sur l’ensemble de l’évènement compétition et précompétition confondues, même si elle a eu lieu une semaine avant. Malgré tout je ne reviens pas les mains vides. Je reviens aussi avec énormément de choses qui se mettent en place avec mes partenaires (voyage de presse aux baléares avec l’horloger Tudor, la sortie d’un livre avec le spécialiste de nutrition Métabolic profil). Autant de signes qui me font dire que la voie du professionnalisme que j’ai choisie et malgré l’échec des championnats du monde est la bonne. J’ai reçu de nombreux encouragements de la part de mes partenaires, c’était très chaleureux. Je continue dans cette voie, mais cela fait quelques années que j’aime beaucoup le trail dans ma préparation et j’ai envie cette année de faire une petite compétition au début de l’année 2016 (à l’heure où nos retranscrivons cette interview, Morgan Bourc’his est engagé sur le 25 km du trail de la Galinette, à Cadolive le 31 janvier2016). Je peux me permettre cette expérience, j’ai cette capacité là par rapport à mon emploi du temps. C’est mon prochain challenge sportif voilà, avant de revenir complètement sur l’apnée.

* Au cours des mondiaux d'apnée de septembre 2015 à Chypre, une erreur de mesure a failli être fatale à Guillaume Néry. En effet la tentative de record était de descendre à -129m. Le filin-guide mesurait en réalité 139m. Il fait une syncope et souffre d'un œdème aux poumons.

Une fois remis, il s’est exprimé au micro de France Info. « Je me suis dit c’est un peu longMais c’est tellement impensable d’imaginer qu’il y ait une erreur sur une tentative de record du monde avec toute la surveillance que demande l’encadrement d’une plongée pareille. En récupérant, j’ai regardé les ordinateurs de plongée et j’ai vu les chiffres s’afficher avec stupeur. » source: wikipédia

Crédit Photos : Kalamata : Daan Verhoeven / Marseille : Akunamatata


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