Article / top-chrono - le, 09/03/2015

Une épreuve « muy caliente » !

Ultra-Trail World Tour | Transgrancanaria

La Transgrancanaria signe l’ouverture des ultra-trails européens (ou presque !) ; le moins que l’on puisse dire, c’est que 2015 démarre très fort !

Nul parmi  les 65 coureurs motivés ne se doutait en octobre 2003 que la Transgrancanaria deviendrait douze ans plus tard l’un des ultra-trails les plus courus de la planète, et en l’occurrence celui qui lance la saison européenne des ultras. Européenne, ou presque, puisque la Transgrancanaria se court sur l’île de Gran Canaria, dans l’Archipel des Canaries, situées à l’ouest de l’Afrique. Pas tout à fait en Europe donc, mais à deux pas, ou plutôt à deux coups d’aile de nos capitales européennes.

L’engouement pour la Transgrancanaria s’est encore plus exprimé depuis l’année dernière avec l’inclusion de l’épreuve dans l’Ultra-Trail World Tour : les meilleurs athlètes de la discipline se sont donné rendez-vous en 2014, puis en 2015, pour se confronter sur un parcours mêlant portions roulantes et portions très techniques, le tout sous une variation de conditions météorologiques compliquées, et cette année un vent à décorner les bœufs.

Qui dit gros plateau et grosse confrontation dit athlètes à la limite, ce qui avec les conditions climatiques (nuit fraîche, surtout en altitude, journée écrasante de soleil, vent déshydratant) et les conditions de terrain (début et fin plutôt roulants, portion centrale très technique) mène sans coup férir à de nombreux abandons. Très tôt, parmi l’élite, les clignotants étaient nombreux à s’activer : Nikki Kimbal, Fernanda Maciel, Émilie Lecomte chez les femmes ont ainsi fait les frais de ce début de saison tonitruant. Nuria Picas (Espagne, vainqueur Ultra-Trail World Tour 2014) en a profité pour s’imposer, même si elle n’avait sans doute pas besoin de l’abandon de ses petites camarades de jeu pour le faire, en 16 h 53 mn 27 s.

Côté hommes, la course fut beaucoup plus disputée et incertaine, et ce jusqu’au trois-quarts du parcours : un début rapide a permis aux uns et aux autre de jouer au chat et à la souris, avant que peu après la mi-course Yan Long-Fei (Chine, vainqueur de la récente Vibram Hong Kong 100, première manche de l’Ultra-Trail World Tour), ne prenne la tête. Mais le Chinois ne passera pas Garanon, ravitaillement au milieu d’une forêt de pins, au pied du point culminant de l’île (Pico de las Nieves), laissant passer Gediminas Grinius (Lituanie, troisième de l’Ultra-Trail World Tour 2014), surpris de se retrouver en tête.

Gediminas fournira l’effort suffisant pour emporter l’épreuve en 14 h 23 mn 37, devant le Norvégien Didrik Hermansen (14 h 30 mn 07 s) et le Français Antoine Guillon (14 h 39 mn 35 s) : un peu plus d’un quart d’heure d’écart, on peut parler de course « disputée ».

À suivre les retours des coureurs de la WAA Team sur la Transgrancanaria.


Commentaires

comments powered by Disqus